27 février 2009
Shikakai mon amour !
Ca doit faire un an que j'ai acheté mon premier paquet de Shikakai...
Cékoidonc? Le Shikakai est l'écorce réduite en poudre de l'Acacia concinna, qui pousse en Inde, et dont les femmes Indiennes, réputées mondialement pour leurs fabuleuses chevelures, utilisent pour entretenir et soigner leurs précieux atours.
Pour une information détaillée sur les merveilles trouvées parmi les plantes ayurvédiques pour avoir des cheveux aussi beaux que les Indiennes, je vous conseille d'aller visiter cette page.
Découvert grâce à l'article très drôle de Holly, recroisé chez Réo et Femme Nature, j'ai voulu en ai faire un shampoing liquide, sans potasse ni tensio-actifs, uniquement avec des poudres ayurvédiques... Je me suis à la base inspirée des recettes d'Azanel et de Brindille (oui ! je vous dit c'était il y a très très longtemps ! ;D ) que j'ai retravaillées de recette en recette depuis un an jusqu'à parvenir à ceci...
Pour un flacon de 250 mL.
178 g d'eau
0,7 g de gomme xanthane
36 g de Shikakai en poudre
18 g d'Aritha en poudre ( = poudre de noix de lavage)
7 g de Brahmi en poudre (aussi connu sous le nom de... Centella asiatica !)
3,5 g de Neem en poudre
1,8 g d'huile d'avocat
1,8 g d'huile d'argan
3,5 g de miel liquide
0,6 g d'extrait de pépin de pamplemousse
0,6 g de Geoguard 221
Mode opératoire
Faire chauffer l'eau au bain-marie, puis quand elle est un peu chaude (je dirais autour de 40 - 50°C), la verser dans un large saladier et y verser la gomme xanthane ; touiller énergétiquement, puis laisser reposer (je suis persuadée que la formation d'un gel a besoin de quelques minutes pour prendre, le temps que chaque grain "se mouille" bien).
Pendant ce temps peser vos poudres. Attention ! Ces poudres sont très fines, donc très pulvérulentes et font tousser/éternuer... Donc pour éviter d'éternuer dans la soupe, vous pouvez utiliser un masque, travailler sous la hotte ou en face de la fenêtre ouverte, mais faites attention...
Une fois que vos poudres sont pesées, retouiller votre gel, qui doit être lisse et léger, bien beau, et tiède. Ajoutez les huiles, le miel, les conservateurs et touillez jusqu'à obtenir un liquide homogène.
Ma super-technique pour réaliser la texture "parfaite" (attention ça décoiffe ! c'est de la haute technicité !) : de la main droite (je suis droitère) je manie le fouet au centre du saladier. Puis de ma main gauche je mets régulièrement une cuillerée à soupe de poudres sur la périphérie de mon saladier. Ca ressemble à la technique "de la fontaine" que ma Môman m'a enseignée quand elle m'a appris à faire de la pâtisserie... Le but est d'intégrer la poudre très progressivement, formant le moins de grumeaux possible.
Je verse en flacon à l'aide d'un entonnoir et d'une louche.
Trucs et commentaires
Je voudrais attirer votre attention sur le point le plus sensible de ce shampoing : la conservation et le risque élevé de contamination. Donc je ne peux que vous conseiller de bien bien soigner la désinfection de votre matériel et de vos contenants, ne surtout pas oublier le conservateur, et trouver des flacons de taille adaptée de manière à les remplir jusqu'en haut... Cette recette doit plaire aux moisissures aérobie, car quand il y a une certaine proportion d'air dans le flacon à l'embouteillage, il moisit en une semaine chrono... Alors qu'une bouteille de la même "batch" qui est remplie jusqu'à 1 cm du bord tient facilement plusieurs mois (même lorsqu'elle se vide progressivement... se remplissant d'air par conséquent...) curieux, non?
L'autre danger de conservation est le risque de fermentation... aucune erreur de diagnostic possible : ça se reconnaît à l'odeur ! Pour autant que j'aie essayé, ça lave quand même, ça n'abime pas les cheveux, ça ne pose pas de problème particulier... autre que l'odeur désagréable...
Parlons de l'odeur justement... le Shikakai ("sain") a une odeur très forte, qui m'évoque la terre mouillée, mais plus épicée, plus corsée... J'aime bien l'odeur en fait ! Mais progressivement (et notamment par rapport à la version du Swap Soleil de l'an dernier) j'ai mis moins de Shikakai, ajouté de l'Aritha (à l'odeur plus neutre), dilué davantage... ce qui fait que ma version actuelle ne sent quasi-rien...
Donc j'obtiens une pâte liquide, marron, qui sent légèrement le Shikakai. Cela vous semblera évident en lisant la recette, il y a de la poudre dedans ! ;) Donc il faut bien soigner le rinçage, pour éliminer les derniers petits grains. Personnellement je "masse" mon cuir chevelu avec le jet d'eau de la pomme de douche à quelques centimètre, en frottant avec l'autre main, pour soulever la masse de cheveux et dégager les petits grains. Je trouve cette recette (plus liquide et diluée que des versions précédentes) assez facile à rincer... Je retrouve certes quatre ou cinq grains sur ma brosse après m'être lavé les cheveux, mais c'est tout...
Venons-en aux vertus de ce shampoing dont la maîtrise m'a pris près d'un an... Car oui ! Si j'ai intitulé ce post "Shikakai mon amour" c'est qu'il y a une raison ! Si j'ai peaufiné cette recette pendant un an, c'est que ça en valait la peine !
Tout d'abord, le Shikakai nettoie tout en douceur le cuir chevelu (tellement doucement que je l'aide avec l'Aritha, sinon il ne parviendrait pas à nettoyer les cheveux gras). D'après des témoignages de personnes ayant des cheveux "normaux à gras" le cuir chevelu regresse moins vite après, permettant d'espacer les shampoings.
Mais surtout le Shikakai est un véritable soin des cheveux ! Il leur donne légèreté et volume. Pour les cheveux courts, il fait un effet brushing naturel, apportant un joli gonflant. Il protège les cheveux fins de l'électricité statique. Pour mes cheveux longs et bouclés, il limite l'effet "Jackson Five" : les boucles sont bien dessinées, mais ont un joli tombé plutôt que de gonfler. Sincèrement, c'est génial, et ça peut être adapté à beaucoup de monde aux cheveux très différents...
Enfin (merci pour le rappel Miliebio ! ;D ) cette formule aide à fortifier et assainir le cuir chevelu, ce qui ralentirait la chute de cheveux et les cheveux blancs...
La seule contre-indication qui m'ait été rapportée est pour les personnes qui ont beaucoup beaucoup de cheveux blancs. A la longue, le Shikakai pourrait faire les faire jaunir. Cela ne semble pas être le cas quand on alterne un shampoing au Shikakai et un shampoing plus classique.
Enfin, vous pouvez faire varier la quantité d'huile. Cette recette est calibrée pour les cheveux normaux. Si vous avez les cheveux très gras vous pouvez réduire (ou supprimer? je ne sais pas... pas de cobaye à portée ! ;D ) la quantité d'huile. Pour mes cheveux secs, je peux jusqu'à quadrupler la quantité indiquée sans problème... Mais j'ai arrêté de le faire, car avec plus d'huile, j'avais les cheveux naturellement "parfaits" et j'ai donc arrêté de nourrir mes longueurs... résultat, mes pointes se sont abimées beaucoup plus vite... Je reviens donc à ce shampoing "pour tout le monde" et j'applique une noisette de monoï en soin après-shampoing sur les longueurs et les pointes, une fois par semaine.
09 janvier 2008
Baume merveilleux pour cheveux secs
Bon, je continue à vous raconter ma vie... maintenant que je vous ai parlé de mon chéri et de mon type de peau, je viens vous présenter mes cheveux! Et ils sont bouclés, donc très secs, et le chéri en question, comme tous les zoms, aimant les femmes aux cheveux longs, la gageure est de les fortifier suffisamment pour qu'ils restent beaux, voire même qu'ils gagnent un ou deux centimètres par an (c'est l'autre problème des cheveux bouclés... même longs, il n'ont pas de longueur puisque tout se perd en volume).
J'ai lu sur la blogosphère que beaucoup utilisent les baumes nourrissants comme avant-shampoing. Or, pour celles qui ont des cheveux bouclés et secs, je le recommande en après-shampoing et sans rinçage. De la même manière qu'on applique une crème sur une partie du corps sèche, je fais la même chose avec mes cheveux. Et non ils ne sont pas gras! Ils brillent un peu, mais joliment (alors que si je n'en mets pas on dirait de la paille crépue...) il faut juste trouver le bon dosage...
Donc, pour un pot de 50 mL.
18 g de Beurre de Karité
4 g d'Huile de Coco
8 mL d'Huile d'Argan
8 mL d'Huile de Jojoba
8 mL d'Huile d'Avocat
4 mL d'Huile de Ricin
8 gouttes d'Huile Essentielle de Palmarosa
8 gouttes d'Huile Essentielle d'Ylang-Ylang
Mode opératoire :
Réchauffer le beurre de karité avec l'huile de coco au bain-marie. Pendant ce temps, mesurer et verser les autres huiles végétales dans le pot (l'huile de ricin étant particulièrement visqueuse, mieux vaut la mesurer en premier pour "rincer" l'éprouvette avec les huiles suivantes). Une fois le mélange karité-coco fondu, le verser dans le pot, et touiller l'ensemble au fouet. Ajouter les huiles essentielles, mélanger à nouveau, puis mettre au réfrigérateur quelques heures pour que ça fige.
Recommandations :
A utiliser sur cheveux secs, propres, essorés et démêlés.
Faire fondre une à deux noisettes de ce baume entre les mains, et répartir sur l'ensemble de la chevelure. Laisser finir de sécher à l'air libre.
Trucs et commentaires :
Tadam ! Bon ok, l'apparence est un peu rigolote, mais une fois réparti dans les cheveux ça fait joli, je vous assure!
On obtient donc un baume jaune verdâtre (encore et toujours l'huile d'avocat!) avec des petits grumeaux de Karité qui fondent entre les doigts, à l'odeur fleurie et exotique.
De texture solide a température ambiante, il fond en trois secondes entre les doigts, ce qui le rend très pratique d'utilisation.
04 janvier 2008
Lait apaisant pour cuir chevelu stressé
Je n'en avais plus et m'en suis refait hier, donc voici pour vous!
Pour un flacon de 100 mL.
25 mL d'Hydrolat de Sauge
20 mL de Vinaigre de Cidre
15 mL de Gel d’aloe vera
13 mL d'Huile de Jojoba
13 mL d'Huile d'Avocat
9 mL d'Huile de Ricin
2 mL de Glycérine
3 g de Cire émulsifiante
15 gouttes d'Huile Essentielle de Cèdre Atlas
15 gouttes d'Huile Essentielle de Romarin à Cinéole
30 gouttes d'Huile Essentielle de Citron
8 gouttes d'Huile Essentielle de Lavande Vraie
8 gouttes d'Huile Essentielle de Carotte
8 gouttes d'Huile Essentielle de Bois de Rose
8 gouttes d'Huile Essentielle d'Ylang-ylang
8 gouttes d'Huile Essentielle de Palmarosa
12 gouttes d'Extrait de pépin de pamplemousse
Mode opératoire :
Réchauffer au bain-marie, d'une part l'hydrolat de sauge avec le vinaigre, le gel d'aloe vera et la glycérine, et d'autre part les huiles végétales avec la cire émulsifiante. Il faut que les deux phases soient bien chaudes et que la cire ait fondu, sans pour autant laisser la préparation trop sur le feu (pour ne pas avoir de vapeurs d'alcool dues au vinaigre) - désolée, n'ayant pas de bon thermomètre je n'ai pas la température exacte. J'espère que ce sera pour bientôt.
Verser les deux phases dans le flacon, puis remuer vigoureusement jusqu'à ce que la température soit redescendue en-dessous de 40°C (Indice pour celles qui n'ont pas eu de bébé : toucher votre flacon avec la pointe de votre coude replié. Si la température est confortable, c'est qu'elle est proche de 38°). Ajouter les huiles essentielles et l'extrait de pamplemousse, puis agiter à nouveau.
Recommandations :
Pour assainir, fortifier et apaiser le cuir chevelu (notamment en cas de pellicules), et favoriser la pousse.
Appliquer largement sur le cuir chevelu, la veille de vous faire un shampoing.
Trucs et commentaires :
Joli lait vert pâle quand on a réussi l'émulsion, je vous avoue que j'ai quand même eu du mal à l'atteindre : peut-être à cause du vinaigre? je ne sais pas. La quantité de cire est juste (si on en met plus, ça donne quelque chose de trop visqueux, qui ne coule pas mai tombe par paquets), le secret réside dans le fait qu'il faut remuer tout au long du refroidissement (je le fais autour de 10 minutes, en discutant, regardant la télé, écoutant la musique...), sinon les phases se séparent à nouveau, il y a des grumeaux...
Ce lait peut s'utiliser seul en lotion, et/ou s'ajouter à votre shampoing (1 volume pour 3 volumes de shampoing) pour un effet plus intense.
Pour plus de détails, vous pouvez consulter les Gestes de beauté pour les cheveux secs.
